5- Contrôle de l’efficacité

Contrôle de l’efficacité

La consultation de suivi de l’IVG médicamenteuse est recommandée entre J14 et J 21.

L’objectif de cette consultation est multiple :

1 / Confirmer le succès de l’IVG à savoir l’expulsion de la grossesse par l’interrogatoire et l’examen clinique :

2 / Déroulement de l’avortement : saignements, visualisation du produit d’expulsion, disparition des signes de grossesse

3 / La visualisation du sac peut conforter dans l’idée d’un succès mais n’exclut pas une rétention et ne dispense donc pas d’un dosage d’HCG et/ou d’une échographie pelvienne (endovaginale non systématique)

4 / L’absence de saignement post IVG doit avoir été évoquée en pré IVG comme une éventualité conduisant à une consultation post IVG plus précoce ( J5 à J7 ) plutôt que J14 à J 21). L’absence de saignement ne suffit pas à conclure à l’échec de l’IVG car dans de très rares cas une lyse de la grossesse a lieu (grossesses très précoces) sans manifestation clinique.

5 / La présence de saignements, même très abondants ou la disparition des signes sympathiques de grossesse ne suffissent pas à conclure à un succès de l’IVG.

6 / L’involution utérine à l’examen clinique ne suffit pas non plus à établir un diagnostic fiable de succès de l’IVG

Seules l’échographie et/ou la décroissance du taux d’HCG, 2 seules méthodes de référence, permettront d’affirmer ou d’infirmer le succès de l’IVG. Le choix entre l’une ou l’autre des méthodes dépendra essentiellement de l’expérience du professionnel et/ou de son réseau de soins.

Lorsque l’échographie est choisie comme méthode de suivi de l’IVG, celle-ci doit être réalisée par un professionnel entrainé pour éviter des sur-diagnostics de rétention post IVG et des aspirations inutiles.

Si l’objectif de l’échographie est de s’assurer de l’expulsion de la grossesse, celle-ci peut être réalisée dès J5.

Si l’objectif de l’échographie est de confirmer le succès complet de l’IVG (expulsion et absence de rétention) il est indispensable d’attendre au moins J14.

Des rétentions hématiques ou trophoblastiques inférieures à 15 mm peuvent être constatées sans pour autant qu’il y ait échec de l’IVG : en l’absence de symptomatologie clinique (recrudescence de métrorragies et/ou signes de grossesse) l’expectative sur 1 à 2 semaines permettra le retour à une vacuité utérine sans geste associé.

Le suivi de l’IVG médicamenteuse par l’HCG :
1 / un premier dosage d’HCG doit être pratiqué la veille ou le jour de la prise de la mifépristone
2 / un deuxième dosage, dans le même laboratoire de préférence, doit être pratiqué entre J14 et J21
Le succès de l’IVG est confirmé par une décroissance des HCG de 90% à J21.
En cas de prise en charge dans le cadre d’une grossesse de localisation indéterminée (GLI) le dosage d’ HCG post-IVG devra être pratiqué plus précocement (J 7 après prise de mifépristone avec chute de 80 % par rapport au taux initial , réalisé juste avant la prise de mifépristone)

L’association échographie et HCG ne se justifie pas en première intention.
En cas d’interprétation échographique difficile, une cinétique décroissante des HCG peut s’avérer utile.
En cas de décroissance des HCG non conforme aux 90%, une échographie peut renseigner sur la nature de la rétention et la conduite à tenir ultérieure.

1 – Apprécier la tolérance physique et le vécu de la femme
Faire préciser l’intensité et la durée des douleurs, des saignements, le recours à des antalgiques, les consultations en urgence sont autant d’informations permettant d’évaluer la tolérance physique de la méthode.
Proposer à la femme la verbalisation de son vécu de l’IVG en général et de la méthode en particulier permettra de proposer un entretien post IVG avec une conseillère conjugale et familiale ou une psychologue tel que mentionné dans la loi de 2001.
Lorsque le recours à l’IVG ainsi que la méthode ont été choisis par la femme, après information éclairée de son déroulement, et que les conditions de réalisation ont été respectées (avec accompagnant et antalgiques à disposition), les complications d’ordre psychologiques sont faibles et en proportions moindres par rapport aux complications psychiques du post partum.

2 -S’assurer de l’absence de complications médicales, rares mais possibles : infection génitale ou hémorragie ayant entrainé une anémie : cf chapitres suivants

3 -Réévaluer la contraception post IVG : cf chapitres suivants

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